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Aix-en-Provence : Voyage privé ouvre son campus au secrétaire d'État Cédric O

L'ACTUALITÉ
4 mai 2021

La Provence
Publié le 04/05/2021
Par Laure Gareta

© La Provence - Le P-dg Denis Philipon a fait découvrir le site au secrétaire d'État en charge du numérique. - PHOTO G.B.

 

Dans la zone de la Constance, le groupe a rassemblé toutes ses "filiales" sur un même site

Emploi du temps conjugué avec la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili dans la matinée à Marseille, c'est en solo que le secrétaire d'Etat chargé de la transition numérique Cédric O est venu dans l'après-midi d'hier dans les locaux du groupe aixois Voyage privé dirigé par Denis Philipon, P-dg. Une visite autant amicale que professionnelle car les deux hommes se connaissent depuis longtemps.

Implantés sur quatre hectares dans la zone de la Constance, près de la fondation Vasarely, les 15 000 m² de bâtiments sont en cours de construction mais le chantier qui touche à sa fin a pu être visité sans difficulté. Une découverte pour Cédric O, agréablement surpris.

"L'entreprise de Denis est un des exemples de cet écosystème Aix-Marseille. Un territoire où les entrepreneurs ont dépassé leur rôle entrepreneurial. Ils sont investis dans des actions sociales, culturelles, sportives. Denis m'a longtemps parlé de ce campus mais je ne l'imaginais pas autant ambitieux et complet. Ici, le triptyque Education/sport de haut niveau/entreprise, tout en un où chacun peut se croiser à la cafétéria, je ne l'avais encore jamais vu. J'ai hâte de voir comment ça va se développer", confie-t-il.

Si l'entreprise rêve d'accueillir l'équipe de France de rugby lors de la coupe du monde en 2023, elle se donne les moyens de ses ambitions. Depuis sa création en 2004, la société ne cesse de s'investir dans divers domaines. En 2011, elle étend Voyage privé à plusieurs pays. Aujourd'hui, le groupe est présent dans neuf pays. En 2013, les 250 collaborateurs sont associés au capital de l'entreprise. "Ça donne du sens. On avait envie de s'ancrer sur le territoire et de tendre la main en créant des passerelles entre les mondes. Ce n'est pas qu'une aventure économique mais une nouvelle façon d'entreprendre. Et pour ce faire, il faut des fondations économiques solides, rester indépendant sans fonds d'investissement et sans dette", explique Denis Philipon.

 

Huit ans de délai et 18 mois de travaux

Il aura fallu huit ans au leader européen des ventes privées de voyages pour voir aboutir son projet de campus. Un délai administratif qui a été mis à profit pour développer de nombreuses actions. "On a choisi de s'engager dans le rugby en reprenant le club de rugby qu'on a rebaptisé Provence Rugby. Il est aujourd'hui le 9e club de France en nombre de licenciés. C'est un sport de haut niveau avec un socle éducatif. On a créé l'école de XV pour les enfants en décrochage scolaire dans les quartiers. On a deux antennes, une au Jas à Aix et une à la Cayolle à Marseille. Ils viennent 3 heures trois fois par semaine avec 1h30 de soutien scolaire et 1h30 de pratique du rugby. On utilise les valeurs fortes du rugby pour les accompagner et renforcer l'estime de soi." L'entreprise au travers de cette école a accompagné 370 enfants en six ans. L'objectif étant de créer dix écoles dans trois ans.

Loin de s'ennuyer, l'entreprise a décidé d'aider les start-up du e-tourisme en inventant un incubateur, Les tremplins de l'innovation, pour faire éclore des potentiels.

 

Engagé

Depuis une dizaine d'années, l'entreprise s'engage auprès des joueurs de haut niveau comme des enfants du quartier. Les nouveaux locaux à côté de ceux de Voyage privé leur permettront de prendre encore plus d'ampleur et de visibilité.

"On prépare aussi deux initiatives avec une école de musique pour les futures générations d'artistes et l'organisation d'un grand festival pop rock en 2022 sur le site du Grand St-Jean", s'enthousiasme Denis Philipon, sur tous les fronts.

La crise sanitaire ne semble pas avoir eu de prise sur le groupe. Pourtant, avec un impact de 80 % de perte de chiffre d'affaires, le milliard a chuté à 250 millions l'an dernier, le Covid a ralenti sa croissance mais les dernières mesures gouvernementales ont rassuré les Français en manque de voyages et de grands espaces. Le groupe recrute d'ailleurs 80 personnes.

De quoi satisfaire un secrétaire d'État ravi de sa venue.

 

 

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