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Rencontres économiques d'Aix : "Tous les indicateurs économiques sont au vert" (Bruno Le Maire)

L'ACTUALITÉ
9 juillet 2021

La Provence
Publié le 04/07/2021
Par Geneviève Van Lède

©La Provence - Bruno Le Maire. - PHOTO ARCHIVES LP

 

Il évoquera ce matin le duo franco-allemand. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie revient sur la taxation des multinationales et France relance

 

130 pays se sont mis d'accord sur un taux minimum de 15 % pour mieux taxer les multinationales, c'est une victoire ?

Oui ! C'est une victoire pour la France et pour les Français. Sans la France, ce projet de taxation internationale aurait été mort et enterré depuis très longtemps. Nous avons porté ce projet depuis quatre ans contre vents et marées. Nous avons expliqué pourquoi il était indispensable de taxer plus justement les géants du digital et d'avoir une imposition minimale pour éviter l'optimisation et la course au moins-disant fiscal. Nous avons eu gain de cause, en particulier grâce au changement de position des États-Unis, il y a quelques mois.

 

Allez-vous retirer la taxe Gafa comme vous l'aviez promis quand un accord serait trouvé ?

Nous ne retirerons notre taxe nationale sur les géants du digital que lorsque la solution internationale sera effectivement mise en place. Autrement dit, nous continuerons à collecter notre taxe nationale au moins jusqu'en 2023. Je me suis, hier, entretenu avec mon homologue américaine sur ce sujet qui est évidemment très important pour eux.

 

Quand sera-t-elle mise en oeuvre, on parle de 2023...

2023 est notre objectif. Et c'est un objectif très ambitieux ! Je rappelle que nous parlons de la fiscalité de 130 États... Il y a des difficultés techniques à résoudre mais je le redis : nous retirerons notre taxe nationale dès lors que la taxation internationale sera en vigueur.

 

L'Insee prévoit une croissance de 6 % cette année. Vous tablez plutôt sur 5 %. Pourquoi ?

Tous les indicateurs économiques sont au vert. C'est le résultat des transformations structurelles que nous avons faites depuis 2017 avec le président de la République et de la protection que nous avons mise en place pour soutenir nos salariés et nos entreprises pendant la crise. Elles résultent également du plan France relance qui se déploie vite et bien, et cela donne les résultats économiques que nous connaissons aujourd'hui : investissement orienté à la hausse, forte consommation, créations d'emplois et moral des entrepreneurs au plus haut.

 

Faut-il rester prudent ?

Ce sont des nouvelles excellentes, il faut malgré tout garder son sang-froid et rester prudent. Nous maintenons donc notre prévision de croissance à 5 %. Il reste aujourd'hui une incertitude sanitaire. Je voudrais en profiter pour appeler chacun au sens des responsabilités. Que tous ceux qui ne se sont pas encore vaccinés, le fassent. C'est la vaccination collective qui garantira notre protection à tous et qui permettra à l'économie de redémarrer fort et de manière pérenne. La vaccination est nécessaire au retour à la vie normale !

 

Faut-il rendre obligatoire la vaccination des soignants ?

Depuis le début de la crise, nous avons choisi la voie de la responsabilité et de l'incitation. Je pense qu'en matière vaccinale, il s'agit de la meilleure approche à adopter. Il n'empêche que pour les personnels qui sont les plus exposés aux personnes fragiles, je pense aux soignants, il me paraîtrait légitime qu'on demande à ces personnels d'être systématiquement vaccinés.

 

Quelques semaines après la réouverture des bars et des restaurants, les points de la reprise sont-ils visibles ?

Absolument ! Regardez les niveaux de réservation, notamment dans l'hôtellerie française pour cet été : ils sont très satisfaisants ! En particulier dans les régions touristiques comme le sud-est de la France. Là aussi, c'est une excellente nouvelle pour tous ceux qui ont particulièrement souffert des conséquences de la crise, les restaurants et les bars qui étaient fermés, les hôtels qui tournaient à des taux d'occupation très faibles... Nous leur avons apporté le soutien dont ils avaient besoin et cela leur permet aujourd'hui de redémarrer fort.

 

Peut-on s'attendre cet été à une activité touristique supérieure à celle de 2020, voire celle de 2019 ?

Oui ! Nous aurons une saison touristique 2021 exceptionnelle.

 

Si on fait un point sur le plan de relance de 100 milliards, quel bilan tirer aujourd'hui ?

Le plan de relance était bien calibré et il a été déployé au bon moment. Nous avons déjà engagé 40 milliards d'euros de France relance. C'est supérieur à ce que nous envisagions pour la mi-parcours et c'est donc la preuve que les dispositifs de France relance répondent aux attentes de ceux qui peuvent en bénéficier. Les PME industrielles qui voulaient se digitaliser, le font très rapidement. Les ménages qui veulent faire des travaux de rénovation énergétique le font massivement. Ceux qui veulent acheter un véhicule électrique également : nous avons vendu trois fois plus de véhicules électriques depuis le début de l'année qu'en 2019. Donc l'ensemble des dispositifs se déploient vite et bien.

 

Et "France relance" en région Paca ?

Plus de 200 entreprises de la région Paca, et notamment des PME, ont été accompagnées depuis septembre 2020. Concrètement, ces entreprises ont pu moderniser, relocaliser ou développer leurs lignes de production. Ce sont des PME qui se digitalisent, qui se robotisent et qui vont gagner en compétitivité et qui vont ainsi pouvoir créer de nouveaux emplois dans la région. Pour le seul dispositif industriel du plan de relance, cela représente 100 millions d'euros pour la région Paca. Ces aides de l'État ont permis de financer de nombreux projets que je suis allé voir : je pense en particulier à la décarbonation du site industriel d'Arcelor Mittal à Fos-sur-Mer. C'est un site magnifique, très impressionnant mais qui doit répondre aux meilleurs standards environnementaux. J'ajoute qu'au-delà des 100 millions d'euros d'aides publiques très directes, il y a aussi des commandes publiques qui remplissent les carnets de commande de la région, je pense à Airbus Helicopters. Enfin, il y a plus globalement la baisse des impôts de production qui concerne toutes les entreprises de la région Paca.

 

Et les 70 autres milliards à engager d'ici la fin 2021 ?

Notre objectif avec le Premier ministre est d'avoir engagé 70 milliards sur les 100 d'ici la fin de cette année dans toutes les politiques de France relance, c'est-à-dire à la fois le volet environnemental, le volet de compétitivité des entreprises et le volet social notamment avec le soutien aux jeunes. France relance comporte un volet très important de soutien aux jeunes et à l'embauche des jeunes. Sur la seule région Paca, grâce au plan "1 jeune, 1 solution" 35 000 jeunes ont pu bénéficier d'un contrat d'apprentissage financés par France relance.

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