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Télétravail : le gouvernement prêt à « faire bouger les règles » à partir de mi-mai

L'ACTUALITÉ
28 avril 2021

Les Echos
Publié le 25/04/2021
Par Leïla de Comarmond

© Les Echos - La fermeture des écoles à partir du 5 avril a provoqué une poussée du télétravail. (iStock)

 

 

La ministre du Travail réunit ce lundi les partenaires sociaux pour évoquer la vaccination des salariés prioritaires et l'évolution des règles sur le télétravail. Elle souhaite « redonner la main aux entreprises et aux salariés ».

 

L'amélioration de la situation sanitaire reste fragile , mais le gouvernement continue d'y croire et de préparer la suite. Ce lundi, la ministre du Travail a de nouveau donné rendez-vous en fin d'après-midi aux partenaires sociaux. Alors que depuis samedi, une priorité a été accordée à 400.000 salariés de plus de 55 ans particulièrement exposés au virus, la vaccination ne sera pas le seul point à l'ordre du jour. Elisabeth Borne va discuter avec les leaders patronaux et syndicaux d'une nouvelle évolution du protocole sanitaire en entreprise. En ligne de mire, les règles concernant le télétravail. L'objectif est de « faire évoluer les règles à partir de la mi-mai », prochaine étape prévue du déconfinement , a indiqué vendredi la ministre du Travail Elisabeth Borne sur LCI.

 

Pas la première fois

A cette échéance, « on commencera à rouvrir les commerces, les terrasses, certains établissements culturels, on aura aussi à faire bouger les règles sur le télétravail », a-t-elle souligné. La ministre a précisé qu'elle souhaite pouvoir « redonner la main aux entreprises et aux salariés sur l'organisation de ce télétravail ».

Cette promesse fait suite à un nouveau durcissement du protocole sur le télétravail. Le 23 mars, a été introduite l'obligation pour les employeurs de travailler sur un plan d'action « pour réduire au maximum le temps de présence sur site ». La mesure, qui au départ ne concernait que les départements le plus touchés par l'épidémie a été étendue à tout le territoire le 8 avril.

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement envisage de « redonner la main » aux partenaires sociaux. Après le deuxième confinement, la priorité au télétravail à 100 % avait été maintenue mais en décembre, le projet avait déjà été évoqué de renvoyer dans les entreprises la fixation du nombre de jours de télétravail. La date du 20 janvier avait même été avancée. Aujourd'hui, si décrue de l'épidémie il y a de nouveau, cette dernière devrait encore rester à un niveau plus élevé qu'à la fin de l'an dernier, sauf bonne surprise.

Et du côté patronal aussi, si on espère un assouplissement, on craint plus que tout un nouveau reconfinement. « Il y aurait une immense déception s'il n'y avait pas de signal. On préfère rouvrir partiellement que ne pas rouvrir du tout », a ainsi déclaré la semaine dernière Geoffroy Roux de Bézieux, qui a aussi souligné que « rien ne serait pire que de continuer le 'stop and go' » sur l'activité. Ce qui risquerait d'arriver « en cas de relâchement trop rapide », alerte Eric Chevée, vice-président de la CPME qui plaide pour que les réouvertures s'accompagnent de « protocoles sanitaires forts et différenciés » selon la situation épidémique.

 

Une progression du télétravail à relativiser

Dans ce contexte, le maintien à un niveau élevé du télétravail constitue un enjeu important, alors que, selon l'étude ComCor de l'Institut Pasteur de mars, il réduit de 30 % le risque d'attraper le Covid-19. La ministre a d'ailleurs pris soin d'appeler « à continuer le télétravail » qui « a très bien fonctionné »« Ces dix derniers jours, il a vraiment bondi », a-t-elle affirmé, évoquant un taux passé en deux semaines de 65 % à 78 % chez « les actifs qui peuvent facilement télétravailler », soit « un niveau plus élevé que ce qu'on avait eu dans le deuxième confinement en novembre ».

Cette progression doit cependant être relativisée car cette étude a été réalisée dans la semaine du 12 au 18 avril, qui correspond à la première semaine des nouvelles dates de congé scolaire. Une semaine marquée chez les actifs par une forte baisse du travail en présentiel (610 points à 46 %) résultant d'un bond des congés ou des RTT (+6 points à 7 %), plus d'ailleurs que les arrêts pour garde d'enfant, restés marginaux, à 1 %, et du télétravail, passé de 13 % à 16 %.

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