Sobriété énergétique : Élisabeth Borne fixe un cap aux chefs d'entreprise

Publié le 30 Août 2022
Par Business Immo

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Du sang et des larmes. Ce n’est pas ce qu’a promis la Première ministre hier lors de son discours à la Rencontre des entrepreneurs de France 2022 (REF2022) qui se déroule du 29 et 30 août à l’Hippodrome de Longchamp, mais cela y ressemble fortement. Face aux défis qui risquent de s’amonceler cet hiver (inflation, pénurie de gaz…), Élisabeth Borne a demandé aux entreprises de préparer un plan de sobriété énergétique et de s'engager dans la transition écologique, sous peine de disparaître.

« L’heure est grave mais elle n’est plus aux constats, clame la cheffe du gouvernement. Elle est à l’action résolue. Les prochains mois et les prochaines années seront difficiles et exigeants. Mais si nous agissons, nous pouvons surmonter le risque de pénurie de gaz cet hiver, atténuer le dérèglement climatique, nous adapter à ses effets déjà irréversibles, mais aussi faire de la transition écologique une opportunité pour l’innovation, la croissance et l’emploi. »

 

Devant les patrons réunis par le Medef, Élisabeth Borne a expliqué qu’il n’y avait qu’une seule voie possible face aux menaces de pénuries de gaz de cet hiver : la baisse de la consommation d’énergie. Proposant de l’organiser « ensemble », la Première ministre a invité les chefs d’entreprise à établir en septembre leur propre plan de sobriété, soit réduire de 10 % « au moins » leur consommation énergétique sur deux ans. « C’est le sens du plan de sobriété annoncé par le président de la République le 14 juillet dernier. Ce plan est un pacte que nous vous proposons : préférer les économies choisies plutôt que subies. (…) Je vous donne rendez-vous le 1er octobre, nous disposerons d’un premier bilan des plans de sobriété engagés et des dernières prévisions des experts. Je présenterai alors différents scénarios. Nous aurons alors une vision plus claire du risque de rationnement. Ensemble, nous pouvons surmonter la menace de pénurie de cet hiver. »

L’hypothèse d’un rationnement n’est pas à exclure

A contrario, la cheffe du gouvernement s’est montrée très claire face aux potentiels récalcitrants : « Si chacun ne prend pas sa part, ou que toutes les hypothèses défavorables se conjuguaient, nous serions amenés à imposer des baisses de consommations. Si nous devions arriver au rationnement, les entreprises seraient les premières touchées. Nous devons malheureusement nous y préparer. »

 

En outre, Élisabeth Borne a salué les premiers engagements concrets pris par les entreprises, notamment dans la grande distribution. Mais pour la Première ministre, il faut aller encore plus loin : « Au-delà de cet hiver et des suivants, ces initiatives visent à accélérer la sortie des énergies fossiles. C’est agir pour notre souveraineté énergétique et améliorer notre compétitivité face à l’explosion des prix de l’énergie. Les mois qui viennent ne sont qu’une étape dans les changements plus profonds que nous devons engager pour la transition écologique. Nous avons besoin d’une évolution radicale. (…) La transition écologique est une opportunité qui permettra d’innover, de transformer les filières existantes, d’en créer de nouvelles, de renforcer notre souveraineté et de créer de nouveaux emplois. »

Planification écologique

En parallèle, la Première ministre a aussi annoncé le lancement d’un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui « sera le pendant du Green Deal européen ». Ce plan « établira les transformations supplémentaires que nous devons engager dans nos façons de nous déplacer, de nous nourrir, de produire, de nous loger et de consommer. Dès le mois de septembre, nous lancerons des premiers cycles de discussions pour trois premiers secteurs clés : la forêt, l’eau et la production d’énergie décarbonée autour du nucléaire et des énergies renouvelables ».

 

« Notre objectif est d’ici la fin de l’année d’aboutir à une vision complète de notre planification écologique, a-t-elle ajouté. Les entreprises qui ne se transformeront pas verront leur part de marché, leurs opportunités, leur attractivité et leur capacité à recruter des talents se réduire jusqu’à disparaître. »

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